Exposition Kandinsky

Samedi, je suis allée visiter l’exposition Kandinsky à Beaubourg. Il est difficile de ne pas avoir entendu parler de cette exposition d’autant plus qu’elle rassemble notamment les trois plus importantes collections publiques d’oeuvres de Kandinsky (celles du centre Pompidou, de la Lenbachhaus à Munich et du Guggenheim de New York)

Exposition Kandinsky


Quelques repère bibliographiques sur Vassily Kandinsky:

Kandinsky est un peintre russe et un théoricien de l’art né à Moscou le 4 décembre 1866 et mort à Neuilly-sur-Seine le 13 décembre 1944.

Considéré comme l’un des artistes les plus importants du XXe siècle, il est le fondateur de l’art abstrait : il est généralement considéré comme étant l’auteur de la première œuvre non figurative de l’histoire de l’art moderne, une aquarelle de 1910 qui sera dite « abstraite ».

Kandinsky est né à Moscou mais il passe son enfance à Odessa. Il s’inscrit à l’Université de Moscou et choisit le droit et l’économie. Il décide de commencer des études de peinture (dessin d’après modèle, croquis et anatomie) à l’âge de 30 ans.

En 1896 il s’installe à Munich où il étudie à l’Académie des Beaux-Arts. Il retourne à Moscou en 1918 après la révolution russe. En conflit avec les théories officielles de l’art, il retourne en Allemagne en 1921. Il y enseigne au Bauhaus à partir de 1922 jusqu’à sa fermeture par les nazis en 1933. Il émigre alors en France et y vit le reste de sa vie, acquérant la nationalité française en 1939. Il s’éteint à Neuilly-sur-Seine en 1944, laissant derrière lui une œuvre abondante.


L’exposition

Une centaine de tableaux de grand format réalisés entre 1907 et 1942 sont exposés et complétés par des dessins, des aquarelles et des publications. Ses œuvres sont présentées dans l’ordre chronologique ce qui permet de relier les différents étapes de sa vie et notamment les lieux où il a vécu avec les évolutions de sa peinture. Ainsi au fur et à mesure des années, le caractère abstrait de ses tableaux s’affirmera. en effet au tout début, ces tableaux sont encore figuratifs et « chargés » et notamment entre 1915 et 1921 où il vit à Moscou et Stockholm. Au fur et à mesure des années, ces tableaux deviendront plus épurés avec une tendance géométrique de plus en plus prononcée.


L’exposition ferme ses portes le 10 aout 2009.


Pour en savoir plus:

http://www.centrepompidou.fr/Pompidou/Manifs.nsf/0/A92256B1929D8228C12574EF00386B62?OpenDocument&sessionM=2.2.1&L=1

Rubrique: Avis et critiques, Sorties
Le 12 mai 2009
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Le cas blanche-neige ou comment le savoir vient aux jeunes filles

Samedi 14 février, je suis allée au théâtre de l’Odéon (ateliers Berthier) pour voir le cas blanche-neige. Je fait que cela soit le jour de la Saint Valentin est un pur hasard et cette pièce s’est révélée ne pas être un choix très adapté à ce jour. Lorsque j’ai réservé, je n’avais aucune idée du thème ou de l’histoire de la pièce mais j’étais très intriguée par le titre: Le cas blanche-neige ou comment le savoir vient aux jeunes filles. il s’agit d’une pièce d’Howard Barker, dramaturge, poète, peintre, théoricien du drame et metteur en scène anglais contemporain.


Synopsis:

Une Reine est aux prises avec une belle-fille jalouse, Blanche-Neige, qui cherche à lui ressembler par tous les moyens. Le combat sera celui de deux femmes, également belles, dont l’une a quarante-et-un ans, et l’autre dix-sept ans. La Reine, enceinte du jeune prétendant de Blanche-Neige, mourra d’avoir chaussé les escarpins de fer rougis au feu, que le Roi, pour se venger de tant d’humiliations, a fait préparer pour elle.


Avis:

Il paraît qu’Howard Barker s’est inspiré de la fin du conte original des frères Grimm: «La méchante marâtre de Blanche-Neige fut elle aussi conviée au festin. Mais on avait déjà mis sur le feu des pantoufles de fer que l’on apporta avec des tenailles et déposa devant elle. Puis on la força à chausser ces souliers rougeoyants, et à danser jusqu’à tomber raide morte.»

J’avoue n’avoir aucun souvenir de cette fin, peut-être est ce liée au fait que mon enfance a plus été marquée par la version de Walt Disney que des frères Grimm. La version ici proposée par Howard Barker se résume en un mot: dépravée, sans pour autant que la pièce ne tombe dans la pornographie. En effet la reine et Blanche-neige couchent avec tous les hommes qu’elles rencontrent. La pièce met à mal la version naîve qui a pu marqué notre enfance. Mais même si je ne recommanderai pas cette pièce, elle donne une nouvelle vision de la pièce dans laquelle on retrouve tous les éléments de la pièce mais présentés différemment comme si on avait tout mélangé et pioché un à un les éléments pour constituer une nouvelle histoire.

Le cas blanche-neige

La pièce se joue jusqu’au 20 février au théâtre de l’Odéon.

Rubrique: Avis et critiques, Sorties
Le 19 février 2009
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Elle t’attend

Mercredi soir grâce à des places encore gagnées, je suis allée voir « Elle t’attend ». Il s’agit d’une pièce de théatre écrite et mise en scène par Florian Zeller avec Laetitia Casta et Bruno Todeschini qui se jouait au théâtre de la Madeleine. Ce fut l’occasion de découvrir ce théâtre dont je n’avais jamais entendu parler. Comme le nom l’indique, il est à proximité de la madeleine. Il s’agit d’un théâtre de relativement petite taille ce qui permet de ne jamais être trop éloigné de la scène.

Synopsis:

Sous la chaleur écrasante du soleil de Corse, une femme attend l’homme qu’elle aime et qui tarde à revenir. Il est parti marcher dans les montagnes. Les heures passent, et son absence prend un sens de plus en plus inquiétant. Où est-il ? Et pourquoi a-t-il disparu ? Les hypothèses se succèdent. Mais les questions demeurent sans réponse.

Avis:

La pièce ne dure que 1h30 et pourtant j’ai trouvé le temps un peu long. En effet les changements intempestifs de décor empêchent de rentrer véritablement dans la pièce. A chaque scène se produit un changement de décor soit toutes les cinq à dix minutes pendant lequel le public (moi y compris) tend à se dissiper. De plus, j’ai trouvé l’interprétation un peu fade. On ne sent que très peu le tourment de cette femme qui attend, jouée par Laetitia Casta. Je dois avouer que j’ai toutefois été agréablement surprise par le jeu de Laetitia Casta que je pensais trouver plus scolaire. Mais même si le texte est dit avec les intonations adéquates, l’interprétation manque de sentiments. En revanche Nicolas Vaude, fidèle à lui même, met du coeur dans son interprétation. Le duo Laetitia Casta Nicolas Vaude fonctionne bien et leurs échanges sont vifs et suscitent un regain d’intérêt. Les autres acteurs de la pièce sont quant à eux presque invisibles.

Elle t'attend

Au cas où je n’aurais pas entamé votre envie d’aller voir cette pièce, elle se joue jusqu’au 31 décembre 2008.

Rubrique: Avis et critiques, Sorties
Le 25 septembre 2008
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